Cléo de 5 à 7
1961 Drama   
 

Credits
  • Director: Agnès Varda
  • Script: Agnès Varda
  • Photo: Paul Bonis, Alain Levent, Jean Rabier
  • Music: Michel Legrand
  • Cast: Corinne Marchand (Florence / Cléo), Antoine Bourseiller (Antoine), Dominique Davray (Angèle), Dorothée Blank (Dorothée), Michel Legrand (Bob), José Luis de Villalonga (Lover), Loye Payen (Irma), Serge Korber (Plumitif), Robert Postec (Le docteur Valineau), Jean-Claude Brialy (L’infirmier), Raymond Cauchetier (Raoul), Eddie Constantine (L’arroseur), Sami Frey (Le croque-mort), Jean-Luc Godard, Anna Karina, Yves Robert
  • Country: France
  • Language: French
  • Runtime: 90 min; B&W
  • Aka: Cléo de cinq à sept; Cleo from 5 to 7


 
Summary
A young singer Cléo is anxiously awaiting the results of a medical examination.  When a fortune-teller reveals she has cancer and may die, Cléo’s worries increase.  She tries to find things to do to fill out the next two hours before she knows the results of her test.  She meets a young soldier who is about to set off for military service in Algeria and who confides in her his fear of death.

Review
Agnès Varda’s second full-length film, and probably her most highly rated work, is one of the defining films of the French New Wave.  Like many of her Nouvelle Vague contemporaries, Varda combines a direct, almost documentary style of film-making with an intensely humanist perspective, whilst bringing in wider political concerns of the day (here, reference to the increasingly fruitless war between France and Algeria).

Corinne Marchand’s mesmerising performance as Cléo captures the anxiety of a self-centred woman who suddenly realises she may be about to lose everything.  Varda being one of the few female film directors of the New Wave, the film has a distinctively female perspective, and shows female vulnerability perhaps more convincingly than most other film directors of this period.  With its fluid photography, in expressive black-and-white, the film has a timeless, poetic quality, which works well with its sense of tragic realism.

The film includes a sequence in which Cléo watches a silent black and white film, a witty allegory in which New Wave director Jean-Luc Godard appears with Anna Karina.  This is perhaps one indulgence which jars, providing an awkward break in the flow of the film.   In the latter half of the film, Cléo’s supposed cancer is contrasted with the real malaise of the Algerian war, a daring gesture on the part of Varda (risking the film being banned by the censors).

© James Travers 2002


Le "5 à 7" est bien connu des libertins. C’est l’heure où les maris trompent leur femme, et vice-versa! Mais le 5 à 7 de Cléo, personnage créé par Agnès Varda en 1961, n’a rien à voir avec cette légèreté grivoise. Ce sont deux heures de balade dans Paris – le quartier de Montparnasse, notamment -, avec la mort qui plane tout au long du film.

Deux heures magiques grâce au talent d’Agnès Varda, qui fut d’abord photographe, et de l’actrice Corinne Marchand, blonde majestueuse – que le cinéma français n’a pas su utiliser à sa juste valeur.  Deux heures de magie, de poésie urbaine en noir et blanc – grâce à la nouvelle pellicule qui, au début des années 1960, permit de filmer dans les rues avec une vérité et une fluidité extraordinaires. C’était du jamais vu par rapport au cinéma de studio des années 30, 40 et 50, et c’est ce qui fit la grâce et le charme de ce qu’on appela alors la "Nouvelle Vague": François Truffaut, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, Jacques Demy, et de subtils chefs-opérateurs comme Raoul Coutard et (dans le cas de Cléo...) Jean Rabier.

Cléo, pourtant chanteuse à succès, promène sa mélancolie pendant ces 120 minutes. Il est vrai qu’elle attend les résultats d’un examen médical, et qu’elle est presque sûre d’avoir un cancer...  Artistes de rue, ateliers de peintres et de sculpteurs, jardins parisiens et terrasses de cafés: tous ces endroits et personnages attachants ou vieillots prennent une autre lumière avec le regard triste de Cléo.

Cléo est-elle condamnée par la maladie? On ne le sait qu’à la toute fin du film, après une dernière rencontre, admirable d’authenticité, avec un jeune soldat (Antoine Bourseiller) qui va partir faire la guerre en Algérie.
Cléo de 5 à 7: on a rarement vu film grave aussi léger!  Ce fut, avec Les 400 coups de Truffaut, A bout de souffle de Godard et Lola de Jacques Demy, l’un des quatre chefs-d’oeuvre de la Nouvelle Vague. Inégalés depuis.  5 étoiles.

© Georges Cohen 2008, Paris, France



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